Fabrique critique

Viser l’improductivité interroge notre rapport à la connaissance et à la manière de la générer en recherche, en enseignement et en création. À partir de l’implémentation d’un dispositif favorisant une démarche participative et des explorations im-productive, nous examinons le geste même de créer en milieu excentré du monde institutionnel de l’art et à relever les états de non-visibilité dans notre quotidien. Le principal objectif de cette recherche est de développer une approche hors des injonctions reliées à la productivité dans le geste de dessiner au sein du champ élargi propre à la performance et la collaboration afin de cerner son potentiel de résonance avec la subjectivité humaine, les rapports sociaux et l’environnement.

L’intention de rendre et de susciter des gestes im-productifs en recherche et en enseignement motive le travail du collectif composé de six chercheur.es. Durant une première année de tâtonnements, il a exploré différentes manières de cartographier les gestes improductifs à partir de leurs expériences communes. Confrontant l’espace qu’occupent le travail et le reste de la vie, le collectif explore différentes manières de cartographier et d’entrecroiser des données analogiques et numériques afin de cerner les temps vides, morts et improductifs.

Objectifs spécifiques du collectif:

1. Expérimenter la recherche basée sur l’intuition, le tâtonnement comme potentiel de développement de connaissance;

2. Mettre à l’épreuve une approche improductive dans la création collaborative permettant de relever les gestes « non rentables » et les situations d’invisibilité et de partage lors du processus de création et de recherche;

3. Définir des régimes d’auctorialité dividuels.

https://www.erudit.org/fr/revues/rrlmm/2025-v21-rrlmm010257/1120092ar

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